À propos de l’œuvre
Le Concerto grosso op. 6 n°8 repose sur un jeu d’échelles : deux violons et un violoncelle forment le concertino, tandis que les cordes du ripieno élargissent ou prolongent leurs gestes. Corelli enchaîne six sections contrastées, parfois en quelques mesures seulement. La célèbre Pastorale finale ne tombe donc pas du ciel ; son balancement calme répond à tout ce que les mouvements précédents ont accumulé de tension, d’écho et de mouvement.
En répétition, identifiez d’abord qui lance chaque motif et qui le reprend. Les réponses du grand groupe doivent conserver l’articulation des solistes au lieu de simplement jouer plus fort. Le continuo donne le sol harmonique, mais les basses gagneront à alléger les levées pour que les cordes supérieures puissent respirer. Dans les alternances rapides, travaillez sans vibrato ajouté et avec des coups d’archet clairement partagés.
La Pastorale demande une pulsation souple en mesure composée. Faites entendre les deux grandes battues et laissez les petites notes circuler à l’intérieur ; les accents sur chaque subdivision rendraient la crèche étonnamment militaire. Les cadences peuvent s’élargir avec mesure, puis le mouvement doit repartir ensemble. Le contraste final fonctionne mieux si l’Allegro précédent garde toute sa vivacité.
Ce que contiennent les supports
- un conducteur de 15 feuillets et quatre parties séparées pour les cordes ;
- 5 documents PDF réunis dans une archive ;
- un fichier MIDI de 14 pistes.
L’effectif documenté est celui du concertino, des cordes et du continuo.