Première page de la partition Herbstlied, op. 63 no 4

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Herbstlied, op. 63 no 4

À propos de l’œuvre

Dans Herbstlied, la ronde s’éteint avant qu’on ait eu le temps de la retenir. Deux sopranos chantent le passage du printemps à l’hiver, puis celui de la joie au regret. Mendelssohn donne au poème de Karl Klingemann un mouvement de danse inquiet : le piano avance tandis que les voix s’attardent sur ce qui disparaît.

Deux appuis dans la mesure

L’indication Allegro agitato ouvre une mesure à 6/8. Sentez ses deux grandes pulsations plutôt que six croches également appuyées. Le pianiste peut travailler d’abord la basse et les changements d’accords, puis rétablir les figures d’accompagnement sans perdre cet élan. Les chanteuses trouveront ainsi un appui commun pour donner de la netteté au texte allemand.

Les deux voix ne prononcent pas toujours les mêmes mots ensemble. Au passage où l’une évoque les dernières sonorités et l’autre les derniers chanteurs, répétez chaque ligne séparément, puis assemblez-les en gardant la pulsation du piano. Chercher à faire coïncider toutes les syllabes effacerait cette indépendance. Choisissez plutôt les points où les phrases se rejoignent et les respirations qui les préparent.

Conduire le regret jusqu’au silence

Le poème conserve une chose lorsque la verdure et la ronde ont disparu : le désir qui ne passe pas. Les crescendos donnent du poids à cette insistance. Travaillez ensemble le ralentissement écrit et le retour a Tempo ; le mouvement doit repartir avec les trois interprètes. À la fin, les reprises de « Ach, wie so bald » deviennent plus retenues. Gardez les consonnes précises et laissez la nuance douce porter la dernière plainte.

Partition et fichiers

Herbstlied, op. 63 no 4, MWV J 11, est écrit pour deux sopranos et piano. La musique de Mendelssohn et le poème de Klingemann sont dans le domaine public. La gravure OpenScore Lieder sous CC0 1.0 fournit le PDF imprimable et le MIDI d’écoute. Retrouvez d’autres duos parmi les partitions pour chant.