Première page de la partition Der Lindenbaum, D. 911 no 5

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Der Lindenbaum, D. 911 no 5

À propos de l’œuvre

Dans Der Lindenbaum, le tilleul n’est pas seulement un décor familier : il concentre le souvenir d’un repos devenu inaccessible. Le piano ouvre le lied par un balancement à 3/4 et des figures qui évoquent le frémissement des feuilles. La voix se souvient de l’arbre près de la fontaine, des mots gravés dans son écorce et des heures heureuses passées sous ses branches. Gardez ce début simple et allant ; une nostalgie trop appuyée ferait perdre la clarté du récit.

La nuit et le vent changent ensuite la perspective. Schubert quitte la lumière de mi majeur pour une couleur plus nue en mi mineur, tandis que l’accompagnement devient plus heurté. Le voyageur ferme les yeux devant l’arbre, entend ses branches l’appeler au repos, mais poursuit sa route. Le retour de la tonalité initiale ne ramène donc pas vraiment le calme : l’appel continue de résonner alors que le lieu est déjà loin.

Faire entendre les trois distances

Au piano, travaillez séparément le balancement régulier, les rafales plus sèches et les reprises très douces. Le passage d’une texture à l’autre doit rester net sans casser la pulsation. Pour la voix, distinguez le souvenir, la marche présente et l’appel imaginé par la couleur des mots plutôt que par de grands changements de tempo. Les nuances jusqu’au pp demandent un souffle soutenu : la dernière phrase doit sembler venir de loin, sans perdre ses consonnes ni son appui harmonique.

À propos de cette édition

Formation : voix et piano.

À télécharger : PDF imprimable et MIDI d’écoute.

Source et droits : gravure OpenScore Lieder sous CC0 1.0, d’après une édition conservée par IMSLP. La musique de Schubert et le poème de Wilhelm Müller sont dans le domaine public.