Partitions gratuites de Jean-Sébastien Bach (1685 - 1750)

Portrait de Jean-Sébastien Bach par Elias Gottlob Haussmann
Portrait de Jean-Sébastien Bach par Elias Gottlob Haussmann, 1746 — domaine public, via Wikimedia Commons. Voir la source.

La musique de Jean-Sébastien Bach ne se résume ni à l’orgue ni à un contrepoint austère. Elle part souvent d’une danse, d’un choral ou d’un motif très simple, puis fait circuler cette idée entre plusieurs voix. C’est cette architecture qu’il faut entendre et rendre lisible, même dans une courte pièce pour clavier.

D’Eisenach à Leipzig

Né à Eisenach en 1685 dans une famille de musiciens, Bach se forme comme chanteur, violoniste, claveciniste et organiste. Ses postes à Arnstadt, Mühlhausen et Weimar développent surtout son travail pour le clavier et l’église. À Köthen, où la musique de cour occupe une place centrale, il compose une grande partie de son répertoire instrumental. En 1723, il devient cantor de Saint-Thomas à Leipzig. Il y organise la musique des principales églises, enseigne et écrit notamment des cantates, des passions et des œuvres pour clavier.

Son catalogue traverse ainsi plusieurs usages : préludes et fugues, suites de danses, concertos, musique de chambre, œuvres pour orgue et partitions vocales. Le numéro BWV sert à identifier une œuvre dans le catalogue Bach. Il ne correspond ni à sa date exacte de composition ni à son niveau de difficulté.

Choisir une partition de Bach

Pour le clavier, commencez par vérifier l’instrument et l’édition. Une pièce écrite pour clavecin ou clavicorde se joue couramment au piano, mais le toucher, l’articulation et l’usage de la pédale demandent des choix. Dans une fugue, la difficulté ne vient pas seulement des notes : chaque voix doit garder sa direction sans que l’une écrase les autres. Les Inventions et certains préludes permettent de travailler cette écoute avant d’aborder de grandes fugues.

Pour l’orgue, le pédalier peut rendre une page beaucoup plus exigeante qu’une transcription pour piano. Pour les cantates et les chorals, distinguez le conducteur, la réduction pour clavier et les parties séparées. Une suite pour violoncelle, enfin, laisse de nombreux choix d’archet et d’articulation à l’interprète. Le bon point de départ est donc la formation réellement indiquée sur la partition, pas seulement la célébrité du titre.

Par où commencer dans le catalogue ?

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