À propos de l’œuvre
Avant que le chanteur ne frappe à la porte de sa belle, le piano fait entendre deux plans. Des accords répétés installent les trois temps de la mesure ; au-dessus, une ligne aiguë se détache et dessine de petites arabesques. Dans Aubade, Gounod met ainsi en mouvement le matin du poème de Victor Hugo. L’indication Moderato un poco Andante invite à garder de l’élan dans un mouvement mesuré.
La voix entre sur « L’aube naît et ta porte est close ». Le texte demande à la dormeuse de rejoindre la rose qui s’éveille, puis fait parler l’aurore, l’oiseau et l’amant. Chaque strophe conduit au même appel : « Ô ma charmante, écoute ici ». La fin du refrain associe le chant aux pleurs. Cette confidence donne une fragilité particulière à la scène : l’amoureux appelle avec insistance, sans savoir s’il sera entendu.
Faire circuler l’appel entre la voix et le piano
Au piano, répétez d’abord les accords à pulsation régulière, en gardant leurs attaques souples. Ajoutez ensuite la ligne supérieure avec un son distinct : elle doit pouvoir se suivre comme une seconde mélodie. Dans les passages où les mains réunissent plusieurs registres, écoutez cette ligne pour éviter qu’elle disparaisse dans la masse des accords.
Pour le chant, préparez les deux premières croches de « L’aube » afin qu’elles mènent à la note tenue sur « naît ». Travaillez les vers en parlant dans les trois temps, puis retrouvez leur courbe chantée. Décidez ensemble des ralentissements écrits et du retour au mouvement : le piano doit accompagner la respiration du vers tout en gardant sa réponse audible.
À propos de cette édition
Formation : voix et piano, texte français des deux strophes.
À télécharger : PDF imprimable et MIDI d’écoute.
Source et droits : gravure OpenScore Lieder sous CC0 1.0, d’après l’édition Choudens vers 1863 conservée par IMSLP. La musique de Gounod et le poème de Victor Hugo sont dans le domaine public.