Ernesto Cavallini a consacré l’essentiel de sa carrière et de son catalogue à la clarinette. Ses études ne traitent pas l’instrument comme une simple voix mélodique : elles explorent les changements de registre, l’articulation rapide, les longues lignes et les écarts qui ont fait sa réputation de virtuose.
De La Scala à Saint-Pétersbourg
Né à Milan en 1807, Cavallini étudie au conservatoire de la ville avec Benedetto Carulli. Il devient première clarinette à La Scala et se produit dans plusieurs villes européennes. En 1852, il part à Saint-Pétersbourg, où il travaille comme clarinettiste de cour et professeur. Après quinze années en Russie, il revient enseigner au Conservatoire de Milan. Il meurt dans sa ville natale en 1874.
Aborder ses caprices
Les Trente Caprices sont écrits pour la clarinette seule. Avant de chercher la vitesse, repérez le registre, les articulations et les cellules qui reviennent. Une page courte peut demander un travail soutenu : les sauts, le passage entre registres et les longues séries de croches exposent immédiatement les attaques inégales et les pertes de souffle.
