À propos de l’œuvre
La Fugue en sol mineur K. 154/385k commence dans le registre médian du piano. Trois mesures plus tard, la voix supérieure reprend le sujet ; la basse attend encore avant de le faire entendre. Les trois premières mesures alternent blanches et noires chromatiques, avant l’arrivée des croches. On peut suivre chaque entrée comme une nouvelle phrase, même quand les autres voix continuent leur chemin.
Mozart a laissé cette fugue inachevée. La version proposée ici contient le complément de Simon Sechter, signalé dans la partition au début de la mesure 31. Ce repère permet de savoir où change la responsabilité du texte musical. Les lignes restent réparties sur deux portées, mais la voix intermédiaire passe de l’une à l’autre : les hampes indiquent à quel fil appartient chaque note.
Commencez le travail par la voix médiane, puis ajoutez la voix supérieure sans accélérer les croches. Quand la basse entre, gardez ses longues notes présentes jusqu’à leur terme. Les demi-tons du sujet demandent aussi une lecture attentive des altérations. Aux changements de mesure, ne rejouez pas une note liée : sa tenue laisse respirer les deux autres voix. Une pédale légère permet de garder le dialogue lisible.
À propos de cette édition
Document : Deux pages pour piano, avec le complément de Simon Sechter indiqué dans le titre et dans la musique. Le MIDI suit les trois voix.
La gravure LilyPond de Maurizio Tomasi vient du projet Mutopia, qui la déclare dans le domaine public. Elle s’appuie sur l’édition Breitkopf et Härtel de 1878–1887. Le PDF Mutopia conserve l’attribution ; le fichier proposé porte aussi un lien vers LesPartitions.info sur chaque page.