À propos de l’œuvre
Le Prélude et Fugue en ré mineur BWV 539 demande une notice prudente. La fugue reprend la musique de la deuxième partie de la Sonate pour violon seul BWV 1001, adaptée à l’orgue. L’attribution de l’ensemble et l’identité exacte de l’auteur de la transcription ont été discutées. La parenté musicale avec Bach est certaine pour le matériau de la fugue ; elle ne suffit pas à résoudre toute la provenance du diptyque.
Au clavier, faites d’abord entendre le sujet de la fugue dans sa forme nue. Ses notes répétées et ses changements de direction doivent rester reconnaissables à chaque entrée. L’écriture venue du violon gagne à respirer comme une ligne, même répartie entre plusieurs voix et soutenue par le pédalier.
Le prélude plus bref prépare un autre espace sonore. Évitez de le surdimensionner pour justifier la fugue qui suit. Une articulation claire et une registration cohérente suffisent. Pendant le travail contrapuntique, réduisez les voix d’accompagnement sans les rendre floues : on doit entendre une conversation, pas seulement le sujet éclairé par un projecteur.
Ce que contient le document
- un prélude et une fugue pour orgue sous le numéro BWV 539 ;
- un PDF de 6 pages ;
- aucun fichier MIDI associé.
La fugue est liée à BWV 1001 ; le document ne permet pas, à lui seul, de trancher les questions d’attribution de la transcription et du diptyque.