À propos de l’œuvre
Les quatre Ländler D.814 de Schubert tiennent sur quatre pages et changent pourtant nettement de lumière. Les tonalités passent du mi bémol majeur au la bémol majeur, puis au do mineur et au do majeur. À quatre mains, les partenaires partagent une danse à trois temps dont l’élégance dépend moins de la vitesse que de la qualité des appuis.
Commencez par jouer uniquement les basses et les premiers temps. Ils doivent donner l’élan sans immobiliser les deuxième et troisième temps. Ajoutez ensuite la ligne supérieure, puis les voix intermédiaires. La partie secondo porte souvent la salle de bal entière ; la partie primo peut alors respirer au lieu de pousser chaque levée.
Les reprises sont courtes : profitez-en pour modifier une nuance, une articulation ou une direction, sans inventer un nouveau personnage à chaque passage. Le troisième Ländler, en mineur, réclame une autre couleur mais garde le même corps de danse. Enchaîner les quatre sans longue interruption fait entendre leur parcours bien mieux qu’un rubato ajouté partout.
Écoutez aussi la façon dont Schubert redistribue les rôles. Une voix intérieure peut reprendre le motif pendant que le dessus accompagne ; une basse tenue peut soudain devenir le point de départ de la phrase. À deux pianistes, signalez ces relais dans les parties et choisissez qui conduit chaque départ. Le mouvement devient naturel quand le partenaire qui reçoit le motif sait déjà où l’autre veut l’envoyer.
Ce que contient le document
- les quatre danses D.814 composées en 1824 ;
- une partition de piano à quatre mains de 4 pages ;
- aucun fichier MIDI associé.
Le PDF conserve l’effectif original à quatre mains.