À propos de l’œuvre
Aus der Tiefen rufe ich, Herr, zu dir part du psaume 130 et transforme l’appel « des profondeurs » en mouvement collectif. Dans cette cantate ancienne de Bach, les sections s’enchaînent sans la découpe régulière des œuvres plus tardives. Chœur, solistes et instruments se répondent ; les lignes montantes, les retards et les entrées imitatives donnent au texte une profondeur très concrète, presque physique.
Pour le chœur, commencez par faire entendre les consonnes au même instant sans raccourcir les voyelles. Les entrées doivent rester identifiables dans le contrepoint, surtout lorsque les voix se superposent. Les basses instrumentales soutiennent la marche harmonique ; elles éviteront toutefois de peser sur chaque temps. On peut répéter certains épisodes avec seulement une voix et la basse continue, puis ajouter les autres couches une à une.
Les passages confiés aux solistes ne sont pas des pauses entre deux chœurs. Ils prolongent la même supplication avec une échelle plus intime. Gardez donc une pulsation commune et préparez les transitions avant de travailler les nuances. Dans les chorals insérés, la mélodie longue doit rester audible au-dessus des lignes plus mobiles. Si tout le monde souligne chaque dissonance, le texte perd son chemin ; choisissez ensemble les tensions qui conduisent réellement la phrase.
Ce que contient le document
- le conducteur vocal et instrumental complet de la cantate BWV 131 ;
- une partition PDF de 49 feuillets ;
- aucun support MIDI associé.
Le texte allemand et les différentes sections sont réunis dans le même volume.