À propos de l’œuvre
La Chevauchée des Walkyries avance sur un motif que l’on reconnaît en quelques intervalles, mais sa force vient surtout des couches qui s’ajoutent autour de lui. Dans l’arrangement de Camille Chevillard, l’orchestre de Wagner passe à deux pianos et huit mains. Les relais, les basses obstinées, les appels et les accords massifs doivent rester hiérarchisés ; sinon, quatre pianistes produisent très vite beaucoup de courage et assez peu de paysage.
Commencez par répartir les fonctions plutôt que les seules notes. Qui porte le motif, qui installe la pulsation, qui renforce l’harmonie, qui prépare l’entrée suivante ? Travaillez les basses avec un métronome commun, puis ajoutez les appels sans pédale pour régler la précision. Les attaques verticales entre les deux instruments demandent un geste préparé et un regard partagé.
La pédale doit être coordonnée à l’intérieur de chaque piano et pensée avec la résonance de l’autre. Dans les crescendos, ajoutez progressivement les couches au lieu d’augmenter tout le monde en même temps. Les huit mains doivent aussi organiser leurs retraits : une voix secondaire qui s’efface au bon moment rend le motif principal plus puissant. Gardez enfin une pulsation large sous les accélérations de surface ; la chevauchée a besoin d’un sol, même mythologique.
Ce que contient le document
- la Chevauchée des Walkyries arrangée par Camille Chevillard pour deux pianos à huit mains ;
- une édition Schott de 1901 sur 52 feuillets ;
- aucun support MIDI associé.
Il s’agit d’un extrait de La Walkyrie, non d’une réduction complète de l’opéra.